L'Histoire, mes bons Amis

"Stand by the roads, look and ask for the ancient paths, where the good way is; walk in that way and find rest for your souls"

Anglais

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Keltischen Hessen -- Bede [anglais]

Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes !

La vallée du Rhône a toujours été un grand centre agricole et commercial au cours des siècles. Ce fleuve qui part du Sud du lac Léman, à Genève (Suisse), traverse une région qui fut jadis occupée par les Keltoi, nom donné, en particulier par l'écrivain Herodote , aux premiers habitants du Sud de la France et avec qui les anciens Grecs faisaient déjà du commerce. Les vestiges archéologiques permettent de situer les premières tribus Celtes en France et dans l'Ouest de l'Allemagne dès l'âge du Bronze, environ 1200 ans av. J.-C. Au début de l'âge du Fer, ces tribus sont associées à la culture de Hallstatt (VIIIème siècle au VIème siècle av. J.-C.), du nom d'un site archéologique découvert en Autriche. Les Celtes se répandirent dans toute la Gaule, puis dans la péninsule Ibérique et jusqu'en Bohème et en Italie.

Gallia -- Gaulois (colour) -- «Unis, ils défierarient l'univrs» [Jules César]

Au Vème siècle av. J.-C. (fin de l'âge de Fer), la culture La Tène se caractérisait déjà par des bijoux délicatement taillés, des armes et des poteries qui circulaient depuis la Gaule Orientale (du Latin Gallia) à travers tout le reste du monde celte. Entre le Vème et le Ier siècle av. J.-C., son influence s'étendit de l'Espagne jusqu'aux rives de la mer Noire. Les Gaulois envahirent le Nord de l'Italie, occupèrent Rome pour quelques temps et annexèrent des terres aussi éloignées que la Turquie (Galatia ou Gallogræcia). Habitée par un grand nombre de tribus, Celtes ou Gaulois, Ibères, Ligures, Armoricains et aussi Helvètes, Séquanes, Vénètes, Eduens, Allobroges, la Gaule fut influencée par deux courants de civilisation hellénique (Méditerranée et Alpes).

Dès le Ier siècle av. J.-C., la Gaule semble avoir constitué, avec 15 millions d'habitants, l'une des régions les plus peuplées et les plus riches d'Europe. Elle attira la convoitise des Romains ; les divisions entre Gaulois favorisèrent le succès final des envahisseurs. Dès 125 av. J.-C., les Romains annexèrent le couloir rhodanien et le Languedoc (Provence). Il leur fallut compter avec les incursions des Cimbres et des Teutons, vaincus par Marius (102-101 av. J.-C.).

César s'empara progressivement du reste de la Gaule de 58 à 51 av. J.-C. Appelé par les Eduens, il écrasa les Belges (57) et soumit les Vénètes et les Armoricains (56). Son intervention provoqua la révolte de la Gaule en 54, et, en 52, le chef des Arvernes, Vercingétorix, prit la tête d'un véritable soulèvement. Mais s'il échoua devant Gergovie, César eut raison de Vercingétorix, assiégé, à Alésia (52). L'année suivante, toute la Gaule était Romaine.

A cette époque, des colonies prospères donnèrent naissance à des villes monumentales et actives comme Lyon (Lugdunum, littéralement «corbeau sur une colline»), au confluent du Rhône et de la Saône. La plupart des voyageurs de l'époque se rendant dans le Nord ou dans l'Ouest de l'Europe devaient préalablement traverser Lyon, à pied, à cheval ou en bateau. La formation d'une civilisation gallo-romaine - qui marqua surtout une élite - fut facilitée par l'octroi de la citoyenneté romaine à tous les hommes libres (212 apr. J.-C.), par l'adoption de la langue latine et de la religion romaine, et par une grande prospérité économique.

La langue celte fut abandonnée au fur et à mesure de la progression du Latin, ce dernier donnant naissance au Provençal et à l'Occitan, dialectes (patois) à l'origine de la langue d'Oc parlée encore aujourd'hui dans tout le tiers le Sud de la France.

Située dans les montagnes des Alpes au confluent de deux rivieres, le Drac et l'Isère, l'origine de Grenoble, cité tribale (Cularo), est très semblable à celle de Lyon. Plus tard, Grenoble devint une ville Romaine, appelée Gratianopolis, «Grenoble» étant une abréviation du Latin. Son nom dérive de Gratien, empereur romain qui, à l'âge de 23 ans, périt égorgé sur la route des Alpes (383) à la suite de la mutinerie du Commandant de l'armée romaine en Grande Bretagne. Quelque part, l'histoire des Iles Britanniques, reflet de celle de la France, aide à comprendre cet épisode.

Certaines tribus, que les Romains appelaient communément Britanniques, adapterent à culture celtes dans les Iles Britanniques au début de l'âge de Fer (VIIIème au VIème siècle av. J.-C.). Après le succès de son invasion en l'an 43 av. J.-C., Rome construisit des colonies fortifiées sur des sites comme Londinium et Eboracum (York). Pourtant, l'emprise de Rome sur ces terres resta toujours plus ténue que sur le Continent. De nombreuses rebellions ne s'illustrèrent que peu d'empereurs, tel Flavius Valerius Constantinus dont le nom de guerre fut Constantin I le Grand. Finalement, pourtant, au Vème siècle av. J.-C., début du déclin de l'Empire Romain Occidental, la Gaule fut envahie successivement par des hordes de Goths, de Francs et de Huns. Seuls Grenoble et les territoires du Sud de la Provence échappèrent au choc de ces invasions ce qui permit à la culture Provençale de s'épanouir.

Les vieux civitas romains étaient une ville et son territoire environnant. Il a servi de base des administrations civiles de Mérovingiens et de Carolingiens (voir ci-dessous). Comites, plus tard appelé des comptes, étaient les fonctionnaires royaux de la descente Gallo-Romaine qui ont présidé au-dessus des civitas. Ils ont rassemblé les impôts, l'argent inventé, les procès entendus, le juge imposé, la milice élevée pour la protection et les armées pour la guerre. Clovis, le premier roi de la France (voir ci-dessous), et ses descendants ont publié des capitulares, actes législatifs et ordres administratifs, afin de réduire la violence. Ces lois montrant l'influence accablante de la jurisprudence civile romaine.

Francs

Je ne vous dirai pas si je suis Gaulois ou Franc. J'espère être Gaulois, parc que très peu de Francs s'établirent dans les montagnes d'Auvergne. J'aime mieux Vercingétorix défendant ses montagnes que le brigand Clovis et ses abominables successeurs [Gilbert La Fayette -- ainsi la jeunesse devient révolutionaire]

La France tient son nom d'un peuple Germain qui, profitant de la décadence romaine, conquit la Gaule au Ve et VIe s., les Francs Saliens ). A la suite de ses conquêtes, l'un de leurs chefs, Clovis Ier , devint le premier souverain barbare catholique (481-511), roi de toute la Gaule et premier de la dynastie des Mérovingiens. Son épouse Clotilda (3 Juin), princesse Burgonde, contribua à sa conversion au Catholicisme. Peu après, Clovis part à la guerre et lors d'une bataillle à Tolbiac contre les Alamans, le roi prononce ces paroles célèbres : «O Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et je croirai en toi, je recevrai le baptême.» Clotilde annonce la nouvelle de la conversion de Clovis à Rémy, évêque de Reims où a lieu le baptême. De ce jour, Clovis accepte de visiter les blessés et les malades, de relâcher les prisonniers et d'aimer les faibles. La France a célébré le 1.500ème anniversaire du baptême de Clovis qu'il reçut en l'an 496, à Reims, des mains de Saint Rémi. Clovis fit de Paris la capitale de son royaume. Voi http://gallica.bnf.fr/Fonds_Frantext/T0101386.htm.

A sa mort, ses quatre fils se partagèrent le royaume selon la coutume Franque et commença alors le déclin de la dynastie des Mérovingiens, jusqu'à son éviction en 751 par les Carolingiens. Cette nouvelle dynastie permit de réunifier les Francs et de ressusciter l'empire d'Occident (800-887). Pour remercier Charlemagne (Carlus Magnus), deuxième roi de la dynastie, qui étendit la chrétienté jusqu'à l'Elbe, le pape Léon III lui remit, le jour de Noël 800, la couronne impériale, au grand dam des Byzantins qui n'acceptèrent qu'à la longue et de mauvais gré la résurrection de l'empire d'Occident au profit d'un «Barbare».



A Merovingian Map

La grande faiblesse des Carolingiens fut leur mode de gouvernement; sans capitale, se déplaçant de villa en villa, ils s'appuyaient sur une administration faite de parents et d'amis, sans organisation. Les ordres de l'empereur ou du roi, transmis de bouche à oreille, favorisèrent la constitution d'une société hiérarchisée, déjà féodale. Très Chrétien, Charlemagne fut à l'origine et au coeur d'une véritable renaissance culturelle, dite Renaissance Carolingienne. Quand celui-ci mourut, l'unité de son empire, qui semblait pourtant assurée, ne lui survit pas longtemps. Très rapidement, les divergences d'intérêts entre les différents héritiers du trône entrainèrent par le traité de Verdun (843) un partage de l'empire en trois états, dont le Royaume de France dans la partie Occidentale de la France actuelle. Il s'ensuivit progressivement une dislocation de l'empire Carolingien.

Dans la période des grilles de tabulation tôt de la Chambre de Capet, le roi était seulement primus inter pares ou la première parmi des égales, étant sans origines plus illustres ou n'ayant aucune plus grande possession territoriale que ses pairs. Les autres pairs nobles étaient ses comptes, ses compagnons. Les ducs de la Normandie, du Brittany, du Bourgogne, et de l'Acquitaine, comme, les comptes de la Flandre, Champagne et Vermandois se sont pensés égaux. Peu après que les pairs de la France aient eu douze ans en nombre - six spirituels et six temporels. «Le peerage traditionnel» date du 14ème siècle accroissant hors de et provenant de la nécessité de récompenser la «fidélité» pendant les guerres de la période.

Au bout d'une centaine d'années (987), les Capets (autres seigneurs Francs) prirent le pouvoir, donnant naissance à la dynastie des Capétiens, nouvelle dynastie de rois qui régnèrent sur la France jusqu'en 1328. Les terres situées à l'Est de la ligne délimitée par le Rhône et la Saône firent partie d'un autre royaume. C'est ainsi que la région de Grenoble, qui fut rattachée à la Provence pendant une grande partie de cette période, redevint indépendante pendant 600 ans. Les divisions qui prédominèrent au cours de cette période dans le royaume occidental permirent de nombreuses incursions des Vikings, pillards venus par mer de Scandinavie. Parmi eux, les Normands («Hommes du Nord») débarquèrent le long de la basse vallée de la Seine et assiégèrent Paris. En 911, au Traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi de France Charles III le Simple abandonna à leur chef, Rollon, la riche province qui s'étendait le long des côtes de la Manche et qui allait devenir la Normandie, d'où ils partirent ensuite conquérir l'Angleterre. Rollon et ses sujets adoptèrent rapidement ce qui était devenu une langue propre, le Français, se convertirent au Christianisme, prêtèrent allégeance au roi de France et devinrent alors de nobles marchands ce qui arrêta dès lors les invasions.

Au IVe et Ve s., les Germains pénétrèrent dans l'Empire Romain et s'y installèrent. En même temps, les Angles et les Saxons envahirent (Ve s.) l'île de Bretagne («Angle-Terre» ou «England» en Anglais). Progressivement, l'autorité de beaucoup de chefs de ces tribus barbares s'affermit sous la souveraineté d'un Roi d'Angleterre et de ses fidèles Barons (les witenagemots). Des mariages croisés unirent étroitement la France et l'Angleterre. Ainsi, le roi Edouard le Confesseur, fils d'Ethelred, restaura la dynastie Anglo-Saxonne. Se souvenant de la Normandie, où il vécut en exil avec ses cousins Normands christianisés, il renforça sous son règne les liens avec le Duché. Edouard veilla à l'achèvement de l'Abbaye de Westminster qui fut juste terminée pour accueillir son enterrement en Janvier 1066. Sans héritier, il laissa après sa mort une situation confuse et conflictuelle pour la succession de son trône.

Les witenagemots choisirent Harold, Comte de Wessex. Celui-ci, autrefois pris en otage par l'un de ses cousins scandinaves, lui aussi du nom de Harold, n’avait été libéré qu'après avoir renoncé à tout intérêt pour le trône d'Angleterre. Ce parent, devenu Harold III, roi de Norvège, voulut réclamer son dû. Mais un autre cousin, Guillaume, Duc de Normandie, avait également des vues sur le trône.

Installé sur le trône d'Angleterre, Harold II repoussa une invasion lancée par le prétendant scandinave qu'il mit en déroute à Stamford Bridge le 25 Septembre 1066. Malgré ce succès, le cours de l'histoire bascula le 14 Octobre 1066 à la bataille d'Hastings. Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, y vainquit Harold et put alors établir, sans résistance, une tête de pont en Angleterre. Lorsque l'armée Anglo-Saxonne, épuisée, réussit à se retourner pour contrer une seconde invasion, il était trop tard. Les Barons Français, descendants des pirates Vikings, avaient établi la nouvelle famille royale d'Angleterre et sa cour. Guillaume fut couronné à l'abbaye de Westminster le jour de Noël.

Guillaume distribua le fief à ses Barons et introduisit une forte organisation féodale dans la société. L'Angleterre abandonna alors une organisation politique et sociale à l'origine Scandinave pour copier celle de la France. Après l'invasion Normande, le Français fut adopté à la cour d'Angleterre mais les affaires continuèrent à être traitées dans la langue locale. Finalement, un compromis à «l'amiable» fut atteint. Certains extrémistes convaincus de la cause Anglo-Saxonne prétendent que la langue Anglaise a triomphé de l'influence Celte et Romaine et que le Français-Normand ne s'est jamais imposé.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, on jure [swear] (Germain) et on affirme[affirm] (Français) ; on élève des pourceaux[swine] (Germain), on a des cochons[pig] (Vieil Anglais, peut-être Celte, mais dont l'origine étymologique reste obscure), et on mange du porc[pork] (Français) ; un animal canin[canine] (Latin) peut être un chien[dog] (surtout Celte) ou faire partie d'une meute[hound] (Germain). Il y a bien sûr débat pour savoir si les avocats utilisent deux mots pour tout, à cause des différences entre le Vieil Anglais et le Français-Normand, ou parce que ces hommes de loi se font payer au mot. Finalement, observez le mot «chat» qui est d'origine germanique. Il est probable que les Germains ont emprunté ce mot des Romains qui ont introduit de gros chats dans leurs cirques de Lugdunum et d'ailleurs. Le Latin a un autre mot pour chat, félin que l'on utilise encore aujourd'hui.

Bien que lui même vassal des Capétiens, Guillaume, Duc de Normandie, exerça, en tant que souverain Anglais, une autorité beaucoup plus grande, et sur un royaume bien plus vaste, que le roi de France Philippe Ier qui régnât de 1060 à 1108. Les intérêts et les objectifs des deux familles régnantes commencèrent bientôt à se heurter. Les liens entre la France et l'Angleterre, tant du point de vue politique que religieux, n'étaient pas suffisants pour surmonter ces difficultés. Les clans Capétiens et Normands se disputèrent pour des revendications et des allégeances au cours des huit cent cinquante années suivantes. Les guerres furent le plus souvent déclenchées parce que chaque famille royale avait une revendication légitime sur les terres de sa rivale. On attribuait la religion comme étant à l'origine du conflit alors que la cause était purement politique. Il faudra attendre la fin du deuxième millénaire pour que ces deux pays parviennent à sceller de véritables accords de coopération.

Pendant cet intérim, leurs conflits politiques (et économiques), ainsi que ceux des autres grandes puissances européennes, se deroulèrent non seulement sur les champs de bataille de l'Ancien Monde, mais aussi en Amérique. Avant que les Européens et leurs discordes n'arrivent officiellement dans le Nouveau Monde, le système fluvial parcourant le centre des États Unis, à l'image du Rhône et de ses affluents, contrôlait le commerce et l'agriculture des tribus indigènes depuis des millénaires. Les Algonquins appelait cette source le «Pere d'eau». Les Ojibwe appelait cette source d'eau directrice le mezzi {misi} sipi, ou «grand fleuve».

Après l'arrivée de la direction du nord-est, les Français sont jamais vraiment partis, et le Mississippi et ses lignes de partage sont devenus un élément majeur de l'influence Française dans le Nouveau Monde. LaSalle explora la région du Mississippi inférieur en 1682 et la revendiqua pour le roi de France, Louis XIV, lui donnant le nom de Louisiane. Les premiers Européens du Mississippi inférieur, essentiellement des colons Français, parfois précédés d'Espagnols, étaient appelés Créoles. Quand Marquette, Jolliet et d'autres explorèrent le cœur de cette Nation, elle faisait partie de la Nouvelle France (empire colonial de la France en Amérique du Nord). Les Français établirent des comptoirs commerciaux dans la vallée septentrionale du Mississippi comme Saint Louis et Sainte Geneviève. Ils essayèrent, en vain, de donner un nom au grand fleuve à partir de Louis.

Aujourd'hui subsiste le mot «Illinois» qui rappelle la prononciation Française du nom des habitants originaires de cette région. Cahokia fut fondée en 1699 par des missionnaires Français et nommée d'après une des tribus du peuple Illinois. Ce village, la plus vieille implantation d'Européens dans l'Illinois, fut aussi le plus grand site préhistorique des indigènes Américains au Nord du Mexique. Aujourd'hui, cette ville située entre Saint Louis et Granite City est réputée pour ses courses et son raifort. Beaucoup plus tard, d'autres villes, telle Dubuque, la première colonie de l'Iowa (1788) fondée par un Franco-Canadien à la recherche de plomb, se développèrent. Aujourd'hui, le nom de Rock River (en Illinois) vient du nom français anglicisé «Rivière de [la]Roche».

Les Français étaient également présents plus au Nord. La première colonie de la Nouvelle France fut établie dans ce qu'on appelle aujourd'hui les Provinces Maritimes du Canada. En 1604, les Français fondèrent l'Acadie avant Jamestown et Plymouth, bien que le grand flux d'immigrants ne commença pas avant les années 1620. Les Britanniques et les Français revendiquèrent tous les deux ces territoires du Nord. Les Anglais obtinrent possession du continent Acadien par le Traité d'Utrecht (1713), qui mit fin à la Guerre de Succession d'Espagne, également connu en Amérique sous le nom de guerre de la Reine Anne, et dans laquelle Gibraltar fut cédé aux Anglais.

Toujours, l'Angleterre fut l'ennemie implacable et héréditaire de la France, tant sur son sol que dans ses colonies. En 1759, Québec assiégé tombe aux mains des Anglais et le Canada est perdu pour la France. En 1769, Montréal capitule. En 1761 c'est en Inde que la France est battue et perd la capitale Pondichéry. En 1763, le traité d'Huberstbourg, qui met fin à la guerre Sept Ans, est une humiliation pour la France. On apprehend à redouter le pouvoir et à haïr les Anglais, ainsi, dès ca prime enfance.

Bien qu'essayant de rester neutres, les Acadiens soufrirent des rivalités entre Français et Anglais. En 1755, suite à une nouvelle guerre avec la France (la guerre de Sept Ans) et en raison des doutes sur la loyauté des Acadiens, le gouvernement de la colonie Britannique chassa les Acadiens de leurs terres, les dépossédant de leurs biens et les dispersant dans les autres territoires Britanniques d'Amérique. Certains Cajuns, tels qu'on les connaît aujourd'hui, émigrèrent vers des régions moins peuplées de la Louisiane du Sud, loin des rives les plus hautes du fleuve, dans des territoires non encore habités par les Créoles. Les descendants Acadiens pratiquent encore aujourd'hui, dans une certaine mesure, la langue de leur exil. Une bonne partie des noms de cette région de la Louisiane témoigne de l'influence Française (Acadien ou Créole) : Bourgeois, Broussard, Guidry, Jeansonne, Lambert, Ordeneaux, Robichaux.

Pour des raisons aussi bien économiques que politiques, la couronne de France céda sa colonie de Louisiane aux Espagnols qui la revendiquaient. Elle fut rendue secrètement à la France à la veille de sa vente par Napoléon aux États Unis. Cette vente (plus communément appelée «Traité d'Achat de la Louisiane») mis également fin aux revendications qui avaient empêchées d'étendre la frontière de la Géorgie plus à l'Ouest jusqu'à la mer.

En 1778, la couronne de France intervint officiellement contre l'Angleterre pendant la Révolution d'Amérique, espérant ainsi affaiblir une colonie rivale et reconquérir certaines colonies perdues. La participation dans cette guerre accrut dangereusement la dette de la France, déjà bien lourde. Cependant, sous l’Alliance de 1778, il n’y aurait pas eu d’États Unis pour proclamer leur Destin Manifeste, un destin rendu possible par l’achat de la Louisiane. Sans l'alliance avec la France, ses conséquences sur la politique intérieure et les guerres européennes qui en résultèrent, sans le succès des américains qui ensuite inspira les révolutionnaires français, et sans les excès sanguinaires de la première République qui permettra à Napoléon Bonaparte d'accéder au trône, la France n'aurait jamais pu se défaire de ses liens avec le Nouveau Monde.

La France eut aussi une grande influence sur certains événement de la côte Est américaine, bien avant la Révolution Américaine, principalement en raison de l'émigration des Huguenots. Ceux-ci constituaient un fort courant politique, fidèle au Protestantisme. Ils étaient des artisans d'une grande habileté, des intellectuels et des officiers. Le Protestantisme, qui fut introduit en France autour de 1520, fut l'objet de périodes alternées de persécution et de tolérance. De 1562 jusqu'à la fin du siècle, huit guerres civiles furent menées au nom de la Religion. Les causes sous-jacentes étaient pourtant des rivalités internes et des enjeux politiques pour prétendre à la couronne de France.

Les Protestants avaient pour chef Henri de Navarre, futur roi Henri IV, le premier Bourbon a régner sur la France après l'assassinat du dernier Valois en 1589. Bien que le nouveau roi se soit converti au Catholicisme pour faciliter la transition, il accorda une tolérance totale aux Protestants avec l'Edit de Nantes (1598). Malgré tout, l'influence politique des Huguenots constitua une menace pour les monarques qui succédèrent au roi Henri. Des périodes de persécution suivirent de temps en temps jusqu'à ce que les Huguenots perdent tout pouvoir après la révocation de l'Edit de Nantes (1685) par Louis XIV, quelques années après l'expédition de LaSalle en Louisiane. Le Protestantisme fut interdit, les pasteurs furent expulsés du pays et les maisons des fidèles détruites. Sous la menace de châtiments sévères, 200 à 300 000 Huguenots s'enfuirent de France pour rejoindre ceux qui l'avaient déjà quittée auparavant. Beaucoup plus nombreux furent ceux assassinés.

Après leur fuite de France, les Huguenots atteignirent le Nouveau Monde par des itinéraires variés, passant par l'Angleterre, la Suisse ou la Hollande. Certains Huguenots portant des noms comme Echols, Durrett, Ward, Paschall, Pouder débarquèrent en Virginie et en Caroline du Nord. En Caroline du Sud, des noms comme Cordes, Balluet, Fleury, Foisson, Tauvron, LaRoche, Horry, Trapier témoignent d'une origine française. Ces immigrants et leurs descendants devinrent fermiers, marchands, pasteurs Anglicans, politiciens et soldats. Certains combattirent la France dans les guerres franco-indiennes. Beaucoup combattirent la couronne d'Angleterre pendant la Révolution Américaine.

L'histoire des Huguenots est semblable à celle des innombrables immigrants Allemands, Ecossais et Irlandais qui s'installérent au même moment dans les Colonies d'Angleterre du Sud pour échapper aux persécutions politiques. Les conflits qui affectèrent les Acadiens et les Huguenots laissèrent également des marques profondes chez les Anglais. Les excès des souverains Anglais permirent d'aboutir au concept des Droits du Citoyen et donnèrent une impulsion à l'immigration Anglaise. La Convention du Mayflower, le premier document qui établisse une forme de Gouvernement d'Amérique, reflète clairement la volonté des signataires de fuir l'agitation de cette l'époque.

La Réforme toucha aussi directement la monarchie Anglaise. A la fin du XVIIe s., l'Angleterre, à la différence de la France, devint une nation Protestante. En 1683, la Princesse Anne épousa le Prince George du Danemark. Bien que son père, Jacques II se fut converti au Catholicisme en 1672, Anne resta Protestante et donna son assentiment pour la destitution de Jacques par les Anti-Catholiques au cours de la «Révolution Glorieuse de 1688» {"Glorious Revolution of 1688"}, ce qui permit à sa sœur, Marie, et à son mari, Guillaume d'Orange, d'accéder au trône après la fuite de Jacques II en France. A la mort de Guillaume III en 1702, Anne Stuart lui succéda. Elle accorda sa préférence à Jean Churchill, le nommant Duc de Malborough. Lieutenant-Général des Armées Anglaises, Malborough (l'aïeul de Winston Churchill) remporta une série de victoires sur les Français pendant la Guerre de Succession d'Espagne.

Au cours du règne d'Anne Stuart, les royaumes d'Angleterre et d'Ecosse furent unifiés (1707), ce qui contribua à l'immigration des Ecossais puis des Irlandais. Anne mourût à Londres en Août 1714, sans enfant. Son cousin allemand George, Electeur de Hanovre, lui succéda sous le nom de George Ier de Grande Bretagne, suivant l'Acte d'Etablissement de 1701. Ce dernier permit de garantir la succession de la couronne d'Angleterre aux membres de la Maison de Hanovre, de croyance Protestante. C'est ainsi que de cet Acte furent exclus les Catholiques du trône.

Foncièrement Allemand dans ses goûts et ses tenues vestimentaires, Georges Ier ne porta aucun intérêt réel à l'Angleterre où il fut toujours impopulaire. C'est sous le règne de son fils, le roi George II, lui même parfaitement Anglais, que fut édifiée la Géorgie (la ville de Savannah fut fondée en 1733), colonie britannique qui devait tenir les Espagnols en échec. Comme il le raconte dans son journal (1736), John Wesley commença alors à mettre au point à Savannah une méthode d'évangélisation en offrant aux colons un service Protestant chaque Dimanche dans au moins trois langues, l'Anglais, le Français et l'Allemand.

Peter Crothaire (dont le nom dérive de «de la CROIX»), un Huguenot de la région de Bordeaux (ses parents venaient du Béarn {béarnais}, près de la Navarre -- Pau -- préfecture Pyrénées-Atlantiques département), prit le nom de LaRoche (par son mariage ?) alors qu'il était au service du mari de la Reine Anne. L'un de ses descendants, John LaRoche, fut Gouverneur («trustee» en Anglais) de la Géorgie au moment de sa fondation (voi encore http://www.cviog.uga.edu/Projects/gainfo/tdgh-nov/nov10.htm). Un autre descendant, né à Savannah, Isaac LaRoche, devint commerçant et fermier dans le comté de Richmond, en Géorgie. Les archives témoignent que son père était soldat pendant la Révolution Américaine. La femme d'Isaac, Elisabeth, était la fille d'un autre soldat «Américain» venu de Londres et dont on dit que sa troupe fut approvisionnée de sa poche après qu'il eut émigré dans la région d'Augusta.

Elisabeth était aussi la petite-fille de Donald MacKay qui, enfant, s'établit d’abord à New Inverness (Darien, Ga.) autour de 1736. Le père Ecossais de Donald fut emprisonné ou tué à la bataille de Moosa (1740) alors que Donald n'avait que neuf ans. Donald surmonta cette épreuve et devint par la suite propriétaire d'une partie de l'île de Saint Simons, dont le Fort Fredricka, après que les Espagnols ne fussent plus une menace pour les conquêtes Anglaises en Géorgie. Les fortifications abandonnées du fort furent recyclées par manque de matériaux de construction à l'époque, laissant seulement les contours des fondations que les touristes peuvent voir encore aujourd'hui. En fin de compte, le nom de LaRoche Industries vient de la décision de Peter Crothaire de changer de patronyme en réponse aux événements mouvementés de l'histoire Européenne. Ceci démontre comment d'une petite roche (petros) on peut parfois construire les bases d'une grande société.

Les actifs de la joint-venture sont situés sur les berges du Rhône, sur l'un de ses affluents la Galaure, à Hauterives, et le long du Drac, à Pont-de-Claix. Notre partenaire Rodia Chemie, autrefois, Rhône-Poulenc Chimie S.A. (RP), vient de célébrer son centenaire en 1995, un siècle riche dans l'histoire de l'Industrie Chimique Française.

En juin 1895, les chimistes Prosper Monnet, Auguste Gilliard et Jean-Marie Cartier fondèrent la Société Chimique des Usines du Rhône. Monnet, Cartier et Marc Gilliard (le père d'Auguste) avaient précédemment travaillé ensemble près de Genève dans la fabrication de colorants. Le site de Saint-Fons, au Sud de Lyon, devint leur première usine de production de teintures à base de houille et de goudron. RP y fabrique encore aujourd'hui des produits chimiques de base, tels que le phénol, l’acide salicylique et la vanilline.

L'une des divisions de la société commença à produire des médicaments et des remèdes pharmaceutiques puis, dès 1897, s'engagea dans la distribution de produits chimiques pour l'industrie photographique. Les deux associés, Pierre Whittmann et son gendre Etienne Poulenc, ainsi que les trois fils d'Etienne, s'orientèrent vers la recherche et la fabrication, créant alors l'entreprise connue sous le nom d'Etablissements Poulenc Frères. La fusion des deux sociétés en 1928, ainsi que d'autres acquisitions, firent de RP l'une des principales sociétés de Chimie et de Pharmacie.

Dans les années 1920, la société commença à travailler sur la fabrication de soie artificielle avec la famille Gillet de Lyon. La famille Gillet fabriquait des teintures et des tissus. Les procédés de fabrication de tissus et de teintures pour le cuir conduisirent à la production d'acide acétique, de dichlorure d'étain et de phosphate de sodium. L'usine du Pont-de-Claix (près de Grenoble), établie à l'origine par la Société du Chlore Liquide, produisait des armes chimiques (à base de phosgène) pour répondre aux attaques chimiques Allemandes pendant la Grande Guerre [la Première Guerre Mondiale].

La famille Gillet acquit l'usine du Pont-de-Claix en 1919 et rebaptisa en 1920 l'ensemble de ses activités chimiques sous le nom de Progil. Après la guerre, Progil se développa également dans la Pétrochimie et l'Agrochimie. Le phosgène (obtenu par la combinaison de chlore gazeux et d'oxyde de carbone sous catalyseur), est encore utilisé sur le site pour produire certains produits comme le diisocyanate d'hexaméthylène (HDI) et le diisocyanate de toluène (TDI).

Progil rejoignit RP en différentes étapes de 1969 à 1975 (nominalement en 1972) quand le président de la République Française Georges Pompidou fit de RP le cœur de la restructuration de toute l'industrie chimique française. Malgré cette réorganisation, RP fut nationalisée en 1982 sous la présidence de François Mitterrand. Celui-ci recommença un processus de privatisation à partir de 1986, qui prit fin en 1993.

Hauterives, charmant village d'une vallée tranquille de la Drôme (1100 habitants), est situé au pied d'une colline escarpée («Hautes Rives»). La ville est surtout connue pour son Palais Idéal du Facteur Cheval, classé monument historique en 1969 par André Malraux en tant que «seul exemple en architecture de l'Art Naïf». Travail d'un seul homme, 33 années furent nécessaires pour construire ce palais féérique, chef d'œuvre de volonté, de patience et d'ingéniosité inspiré de la nature et du rêve.

En 1965, la société «Sopachimie et Compagnie Les Salines du Sud-Est», filiale de Progil, réalise le premier forage de puits à Hauterives et démarra la production de saumure à partir du sel découvert à une profondeur d'environ 1 800 mètres de profondeur. Le sel constitue le point de départ de la chaîne chlore-soude (électrolyse). Situées à quelques kilomètres du centre de la ville, les installations actuelles d'Hauterives comprennent plusieurs puits producteurs et un réseau collecteur d'où la saumure est acheminée à Pont-de-Claix à l'aide d'un pipe-line (saumoduc) long de 80 km, enterré sur tout le trajet. La saumure sera ensuite purifiée à Pont-de-Claix avant d'être introduite dans l'unité d'électrolyse.

Du propylène est également stocké dans la mine de sel de Hauterives, située à mi-distance entre la raffinerie de Feyzin (au Sud de Lyon, à côté de Saint-Fons) et Pont-de-Claix où le propylène est utilisé. La saumure brute permet de stabiliser les terrains sous-jacents et d'équilibrer la pression du stockage durant les phases de remplissage ou de tirage du propylène.

Pont-de-Claix est une grande usine intégrée située dans la banlieue de Grenoble, à quelques kilomètres au Sud du centre-ville. RP y fabrique une multitude de produits chimiques. RP y opère également une centrale électrique pour tous les besoins en vapeur et en électricité du site et plus particulièrement pour l'électricité haute tension nécessaire pour le fonctionnement des cellules à diaphragme de l'électrolyse du chlore. Cette centrale électrique, qui vient de faire l'objet d'investissements importants, fournit aussi de l'électricité pour le réseau électrique français. L'usine produit également du sel de grande pureté pour un autre fabricant de chlore (cellules à mercure) situé à proximité.

Grenoble accueillit les Jeux Olympiques d'Hiver en 1968 et est peu éloigné d'Albertville, autre ville olympique. Grenoble est la préfecture de l'Isère, département situé au Nord de la Provence. Le Provençal est un groupe de dialectes de la langue d'oc que l'on parle dans tout le Sud de la France et dont fait partie le Provençal alpin, parlé, lui, uniquement au Nord-Est de la Provence (y compris en Isère) et jusque dans certaines contrées de la Suisse et de l'Italie. En 1993, le gouvernement Français a encouragé les écoles publiques à promouvoir l'enseignement du Provençal afin de préserver l'héritage culturel de la région.

Pont-de-Claix se trouve sur le Drac, en amont de Grenoble. Drac est l'expression locale de dragon, mot d'origine latine (draco) et empruntée du grec pour désigner un grand serpent volant. On l'utilise pour la rivière en raison des eaux de montagne violentes et imprévisibles qui l'alimentent. L'usine est située juste en contrebas de la rivière, à côté du Pont Rouge. Grenoble et la vallée de l'Isère sont entourées de montagnes escarpées, les Alpes. Avec Lyon, Grenoble et sa région partagent la réputation d'avoir été un des grands centres de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La Provence au sens large, dont fait partie historiquement Grenoble, s'étend bien au Nord de ses patois actuels et son style littéraire recouvre de nombreux dialectes. La littérature Provençale s'est relativement différenciée du 11ème au 15ème siècle avec, notamment, les fameuses poésies des troubadours. La littérature classique commença à décliner quand la France étendit son empire vers le Sud au 14ème siècle. Il fallut attendre le 19ème siècle et le poète Frédéric Mistral pour retrouver un mouvement de la littérature Provençale.

Le Dauphiné Libéré, avec son tirage à 400 000 exemplaires, est le journal le plus lu de la région. A son nom est associée l'histoire où Grenoble et sa région, alors indépendante de la France, subirent l'instigation de la monarchie Capétienne cherchant à aboutir à une réunification des forces politiques - c'est à dire quand la partie méridionale du Royaume Central Franc fut contrainte de s'unir avec le Royaume Occidental.

La première étape de cette annexion fut concentrée sur les Cathares (ou Albigeois), une secte religieuse. Tout près, le monastère des Carthusiens, de la Grande Chartreuse (XIe s.), est plus connu pour sa liqueur que pour ses positions théologiques et politiques «radicales». La motivation pour une croisade au 13ème siècle contre les «hérétiques» fut, comme toujours, pour des terres. La culture Provençale subit de profonds bouleversements après cet événement, la noblesse Française du Nord recevant, pour sa victoire, de nouvelles possessions dans le Sud. En 1307, la Couronne annexa la grande cité marchande qu'était devenue Lyon. Après avoir été séparée de la Provence, Grenoble devint la capitale d'une province féodale indépendante, le Dauphiné, qui devint ensuite possession de Philippe vi, le premier roi de la monarchie des Valois, en 1349. La province fut ensuite gouvernée par le Dauphin, fils aîné du Roi et prince héritier de la Couronne.

Le 30 mars 1349, par le traité de Romans, le comte du Dauphiné, une région alpine qui s'étend autour de Vienne et Grenoble, vend ses États au fils du roi de France. L'héritier du trône, Charles, va prendre le titre de dauphin, qui est celui des comtes du Dauphiné. Ce titre restera jusqu'au XIXe siècle celui des héritiers du royaume de France. http://www.herodote.net/jour0330.htm

Donc, après cela, vous pouvez demander à quoi sert-il de tout cela aujourd'hui. Le dernier des Valois, les rois ont été remplacés au cours de la révolution protestante (mieux connue sous le nom de guerres religieuses). Ce sont ces guerres et plus tard la violation d'une promesse de la tolérance religieuse de Louis XIV, qui a entraîné des migrations massives de la France une grande partie de sa classe de marchands qualifiés. C'était l'excès de cette monarchie qui a lancé la Révolution française, qui a commencé (7 juin 1788) à quelques milles au sud sur la route de Pont-de-Claix, près de Vizille. Le village de Vizille abrite le Musée de la Révolution Française, un riche dépôt d'archives et de documents rares consacrés à la révolution qui a changé Histoire européenne. Histoire, mes amis, a trop de coïncidences d'appeler cela un processus aléatoire, évolutifs dans la nature.

Cependant, il est nécessaire d'aller plus au fond des choses pour mieux comprendre. Une bonne terre, bien arrosée, n'apportera une abondante moisson qu'à ceux qui l'auront cultivée avec considération. Nous ne sommes pas des étrangers pour ceux qui vivent et travaillent en France, juste des cousins qui se retrouvent pour la première fois.

Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes !

s.v.p. Keltischen Hessen

Nouveau en 1997, traduit et révisé à plusieurs reprises; la dernière en date étant -- 21 février 2008.
[version du 16/05/97 rev:07/09/02 @ 1618 EST ]